Donation en Kanones aux enfants

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Le peuple arménien a toujours eu de bonnes traditions et l’art du chant. Ils utilisaient les instruments lyriques depuis les temps anciens. Parmi ces instruments on peut citer le Kanone, qui est actuellement un instrument connu dans le Sud Caucase. Malheureusement, le nombre des gens qui jouent aujourd’hui de cet instrument a diminué, la jeunesse a perdu son intérêt envers les instruments traditionnels.

Afin de préserver nos traditions artistiques, des écoles musicales en Arménie et en Artsakh ont été ouvertes, car c’est le seul moyen de rester confiants en la richesse que nos ancêtres nous ont léguée. Un de ces villages est Khnabad en Artsakh, qui pendant des années était connu pour son rayonnement culturel et artistique. Mais après la guerre des années 1990, ce dynamisme a été quasiment anéanti. Ainsi en 2010, l’état a rouvert l’école de musique de Khnabad, qui comprend les sections de kanone, piano et clarinette. Après l’inauguration, le centre a reçu 2 kanones et un piano, au nom de SPFA Infrastructure.

En 2018, un kanone a été offert à l’école d’art et de musique de Chouchi, de la part de M. Jacques Matossian. « C’est stupéfiant la qualité et le travail manuel de cet instrument. Il y a une grande différence entre les kanones que nous avons à l’école, et celui-ci – il se différencie avec son design et surtout sa sonorité. Nous allons l’utiliser surtout pendant les concerts et les examens des élèves », a noté le directeur de l’école d’art et de la musique, Razmik Harutyunian.

En septembre 2019, pendant sa visite en Artsakh, M. Matossian a offert un autre kanone à l’école d’art et de musique Aram Khatchatrian de la ville de Martouni. La classe de kanone avait seulement 2 instruments en bon état, qui a été offert par le ministère de la culture, les autres dataient des années 1980. L’école a 350 élèves dans divers départements : piano, chant, instruments folkloriques (duduk, kanone, dehol, kamantcha, etc), peinture et sculpture, tapisserie, chant, clarinette, etc.

Les cours de musicologie couvrent aussi l’histoire de la musique. Il est évident qu’un écolier ne doit pas seulement être apte à suivre des cours de niveau scolaire, mais il doit également avoir une connaissance technique de la musique.

La formation musicale a un rôle primordial à jouer dans l’éducation des enfants, car cela peut les aider à avoir la deuxième formation et pourquoi pas, de faire leur future carrière dans le domaine de la musique. Celui qui désire approfondir ses connaissances en musique, peut suivre ses études au conservatoire et devenir  professeur dans le futur.

Nos valeurs nationales sont très bien reflétées dans nos instruments, alors il faut montrer, expliquer, prouver au monde que nous avons de merveilleux instruments, qui peuvent surprendre  et étonner le monde…

« Afin de préserver le patrimoine pour la réalisation des kanones, nous nous efforçons de les commander à un luthier demeurant à Erevan, qui réalise nos instruments de musique depuis plus de dix ans », – Jacques Matossian.

 

Cet instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table, est préparé avec du bois, de la peau de poisson. Les clés en métal et les cordes de nylon, qui accordées trois par trois, et fixées par des chevilles sur le flanc gauche de l’instrument. Elles sont en boyau ou en nylon dur, et pincées avec l’index de chaque main, ou à l’aide de plectres (mezrab fait de corne de bœuf, de plume de rapace, de métal ou de plastique) fixés à l’index par une bague métallique. Chaque groupe de 3 cordes est accordé à l’unisson, donnant ainsi en tout 24 sons différents. L’instrument a la forme d’un trapèze rectangle, et se tient horizontalement, posé sur les genoux croisés du « kanonji », assis sur une chaise. Il peut se jouer en solo, ou accompagné d’une percussion, ou, en accompagnant un chanteur ou un ensemble.